On en parle rarement… et surtout pas les médias, plus avides de sensationnel que de vérité scientifique ! Et pourtant, la varroase (aussi connue sous le nom de gale des abeilles) est la principale cause de mortalité des abeilles, presque 100% des colonies étant contaminées !

Pour lutter contre cette maladie, la situation actuelle sur le terrain est très disparate, voire désordonnée : beaucoup de méthodes de traitement différentes existent, énormément de « petits trucs » qui devraient fonctionner mieux les uns que les autres, dont beaucoup qui d’une part sont empiriques et d’autre part ne sont guère conformes avec une bonne utilisation du médicament. Cependant, il manque d’encadrement scientifique ou vétérinaire, et finalement, certains apiculteurs ne savent plus à quel saint se vouer. Tous espèrent que leurs colonies passeront l’hiver et qu’elles retrouveront leur vigueur une fois le printemps revenu… mais peu agissent efficacement !

Au final, 20% des apiculteurs ne traitent pas leurs abeilles, et dans les 80% restant, très peu utilisent un produit réellement actif au bon moment, avec comme conséquence directe que la mortalité peut grimper jusqu’à 50% des ruches alors qu’elle se situe à 6% chez ceux qui traitent correctement !

 

 

Votre vétérinaire, qui est le spécialiste en maladies animales, qui connaît les traitements et qui sait comment bien utiliser les médicaments, peut vous conseiller judicieusement dans la mise en place de stratégies de lutte en rapport avec la biologie du varroa et le cycle de production du rucher. Voilà pourquoi l’Union Professionnelle Vétérinaire se mobilise depuis quelques années.

Près d’une centaine de vétérinaires ont déjà suivi la formation sur « Les principes de base en gestion de la santé apicole par le médecin vétérinaire ». Celle-ci débouche sur une reconnaissance possible par l’Ordre des Médecins Vétérinaires et notamment l’existence d’une liste sur leur site de vétérinaires ayant un intérêt pour l’apiculture.

Un nouveau pas a été franchi le 20 août 2014 avec une formation spécifique de la lutte contre le varroa, sous forme d’un atelier pratique d’une journée.

Les objectifs :

  • Resituer les connaissances sur le varroa (biologie et épidémiologie)
  • Réaliser une visite d’un rucher, les prélèvements et leur examen concernant le varroa
  • Connaître les divers médicaments disponibles en Belgique, leurs avantages et inconvénients

Bach Kim Nguyen, ingénieur en sciences agronomiques, le spécialiste belge, a détaillé, outre la description du varroa, de son cycle (la clé de la lutte !) et de son impact sur son hôte (l’abeille et le rucher), les moyens de diagnostic ainsi que les modalités de prélèvements lors de la visite du rucher. Dominique Bonnevie, docteur en médecine vétérinaire, a résumé la législation régissant les médicaments apicoles à usage vétérinaire. Il a surtout insisté sur comment et quand les utiliser, quels sont leurs avantages et inconvénients.

La quinzaine de confrères présents ont pu s’imprégner des stratégies de lutte en rapport avec la biologie du varroa et le cycle de production du rucher afin de pouvoir conseiller correctement les apiculteurs et de stimuler la lutte encore bien trop inefficace par manque d’encadrement scientifique des apiculteurs.

 

Pour un traitement efficace du varroa, consultez votre vétérinaire.